Amener de l’eau potable jusqu’au robinet du consommateur est une opération complexe et onéreuse. Le client, à travers sa facture paie un ensemble de services lié à la disponibilité permanente d’une eau de qualité et à la protection de l’environnement.
En effet, même si la « matière première » se trouve à l’état naturel dans le milieu, il ne faut oublier que traiter l’eau pour la rendre potable, la stocker et l’amener chez le client a un coût. De plus, en France, la loi a instauré le principe de « pollueur-payeur », c’est pourquoi, les consommateurs d’eau payent pour l’assainissement de leurs eaux usées avant le rejet dans le milieu.
La facture se décompose de la manière suivante :
Le coût de l’eau potable à proprement parlé : c’est le coût de la consommation d’eau et des frais liés aux services (gestion, fonctionnement, entretien et renouvellement des installations et équipements).
Le coût de la collecte et de la dépollution des eaux usées.
Le coût des taxes (TVA), et redevances (à l’agence de l’eau, destinées au financement de la lutte contre la pollution).
Pour simplifier le paiement, les différents éléments sont regroupés sur la facture d’eau. Celle-ci est émise et recouvrée par la société de distribution quand le service est délégué par la commune. L’entreprise reverse les sommes qu’elle a perçu pour leur compte à la commune, aux agences de bassins et à l’Etat.
