| Pourquoi le prix de l'eau varie en fonction de la commune ? |
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La variation des prix d'une commune à l'autre provient de la diversité des situations locales : - l'origine, la nature et la qualité de la ressource : simple pompage ou usine de traitement complexe, - l'éloignement entre la ressource et les points de stockage et desserte, - la nature des reliefs : fonctionnement gravitaire ou pompages multiples, - la répartition géographique de la population qui influe sur la densité des réseaux, - l'étendue des réseaux de collecte et la capacité de traitement des installations de dépollution, - l'utilisation saisonnière des ouvrages : surdimensionnement des installations pour assurer les consommations de pointe des populations non sédentaires, - les investissements pour les infrastructures : une dépense récente pèse d'avantage qu'une dépense en fin d'amortissement. Toutes ces diversités entraînent des variations dans les charges de maintenance et fonctionnement et dans les annuités de remboursement des investissements.
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| Qui fixe le prix de l'eau ? |
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Le prix de l'eau comme la quasi-totalité des biens et services, n'est pas soumis à l'encadrement de l'Etat. Il est déterminé sous la responsabilité et le contrôle des collectivités locales. Quand le service est assuré par une régie municipale (ou syndicale, lorsque plusieurs communes se regroupent en syndicat intercommunale), c'est le conseil municipal (ou syndical) qui détermine le prix de l'eau. Dans le cas d'une gestion déléguée, le prix de l'eau est déterminé par le contrat, qui doit être approuvé par le conseil municipal (ou syndical), selon les principes suivants : Un prix de base et une formule de révision fixés contractuellement Les termes du contrat fixent à l'entreprise des obligations de résultats. Ils déterminent le prix du service rendu par le distributeur, à ses risques et périls pendant toute la durée du contrat. A cette fin, le contrat fixe un prix de base (à la date d'origine du contrat) et une formule de calcul d'ajustement de ce prix, en fonction des conditions économiques, prévues et validées à l'avance par le conseil municipal (ou syndical). Le prix de base comme la formule de variation fait l'objet de révision régulière entre les parties selon les modalités fixées par le contrat : elles conduisent à la conclusion d'avenants au contrat initial, soumis, comme ce dernier à l'approbation du conseil municipal (ou syndical). Ces mécanismes contractuels permettent ainsi au consommateur de bénéficier régulièrement des économies ou gains de productivité réalisés par les distributeurs. Des augmentations motivées doivent parfois intervenir En cas d'évolution majeure (investissements importants, changement sensible des conditions de production ou de consommation), des avenants au contrat sont négociés entre les deux partenaires et soumis à l'approbation des élus locaux. Les augmentations de tarif résultent le plus souvent : - des charges nouvelles d'exploitation entraînées par la mise en service de nouvelles installations, - de l'amélioration de la réhabilitation des installations anciennes, - des investissements, éventuellement pris en charge par le distributeur, en dehors de ceux qu'il doit financer contractuellement. Ainsi, les augmentations de prix sont surtout la conséquence des efforts particulièrement importants entrepris pour améliorer : - la sécurité de l'alimentation (diversification des ressources, interconnexion des réseaux), - la qualité de l'eau distribuée (mise en oeuvre de traitements complexes, multiplication des contrôles, la collecte et la dépollution des eaux usées).
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| Puis-je attraper le saturnisme en buvant de l'eau ? |
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Le saturnisme est une maladie qui résulte, de l'ingestion de fortes doses de plomb. Mais l'eau est un facteur mineur de notre exposition au plomb. Les rares cas de saturnisme détectés en région parisienne n'ont pas pour cause l'eau du robinet mais une exposition professionnelle ou, la présence dans certaines habitations insalubres, de peintures murales au plomb. Le plomb que l'on trouve dans l'eau n'a pas d'origine naturelle mais provient de la mise en suspension de particules issues des canalisations, et plus particulièrement des aménagements intérieures des habitations. En effet, les canalisations du réseau public ne sont plus en plomb en revanche, le plomb est très présent dans les canalisations des habitations et dans les branchements. En France, la réglementation s'est encore renforcée et la teneur en plomb contenu dans l'eau potable va passer de 50 µg/litre à 10 µg/litre fin 2013. Or, pour atteindre la nouvelle norme, il sera nécessaire au cours des dix prochaines années de procéder au remplacement des branchements en plomb mais également des canalisations se trouvant dans les parties privatives des habitations. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le paragraphe sur le plomb dans la rubrique " Votre eau ". |
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| La concentration de nitrates contenue dans l'eau est-elle dangereuse pour ma santé? |
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En France, la norme fixe un seuil de nitrate admissible dans l'eau potable de 50 mg/litre : c'est un seuil de précaution maximale. L'eau distribuée peut donc être consommée par tous. En cas de dépassement de la norme, les autorités sanitaires (qui contrôlent régulièrement la teneur en nitrate de l'eau) assurent l'information des populations. Au delà de 100 mg/litre, l'eau ne doit pas être bue, ni utilisée dans la préparation des aliments. Néanmoins, si jusqu’à présent, la région parisienne était relativement épargnée, la situation est maintenant préoccupante. En effet, depuis plusieurs années, on constate une dégradation des nappes superficielles, affectées par une pollution essentiellement agricole. Même si des périmètres de protection ont été établis autour des captages d’eau, la solution la plus rationnelle est la protection en amont des nappes dans leur totalité. Pour cela, il est important de convaincre les agriculteurs de modifier leur méthode de culture (n’oublions pas que la France est le pays d’Europe le plus consommateur de produits phytosanitaires !).
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